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Italicus Rosolio di Bergamotto : De la tradition à la modernité

Italicus Rosolio di Bergamotto est une liqueur italienne moderne apparue il y a seulement 10 ans. Son histoire est cependant liée à la tradition bien plus ancienne du rosolio, l’une des liqueurs et apéritifs italiens historiques, à la fois sucrés et aromatiques.


Quand le rosolio est-il apparu ?

Les premières mentions du rosolio remontent au milieu du XVe siècle. Selon l’ouvrage « The Oxford Companion to Spirits & Cocktails », le rosolio était produit dans le nord-est de l’Italie à cette époque et même exporté à la cour du duc de Bourgogne, le roi d’Angleterre Édouard IV. D’après le fabricant Italicus, cette boisson était également servie à la cour de la maison de Savoie comme aperitivo di corte, un « apéritif de cour ». Le terme « rosolio » est traditionnellement associé à l’expression latine « ros solis », qui signifie « rosée de soleil » (et non, comme on pourrait le croire, à la rose, bien que celle-ci ait été utilisée comme ingrédient aromatique). Selon une théorie, le nom « rosée de soleil » ne serait pas dû au hasard : ses ingrédients (herbes aromatiques et fleurs) étaient généralement cueillis tôt le matin, avant que la rosée ne sèche.
Dès le XVIIe siècle, le rosolio s’était déjà imposé comme une catégorie de liqueurs sucrées et aromatisées, servies à la cour, lors de banquets et de fêtes familiales, en apéritif, en digestif ou au cours des repas. Aux XVIIIe et XIXe siècles, le rosolio se répandit largement en Italie. Chaque région avait ses propres recettes, en fonction des plantes et des fruits locaux : rose, menthe, agrumes…
Et dès le XVIIIe siècle, la boisson était connue au-delà des frontières italiennes. Au XIXe siècle, le rosolio était devenu une catégorie de liqueurs sucrées et aromatisées à part entière– douces, onctueuses et aromatiques – prisées précisément pour ces qualités. Ainsi, le rosolio n’est pas une boisson spécifique avec une date de création précise, mais une catégorie entière et une longue tradition italienne qui a pris forme aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Cependant, aux XIXe et XXe siècles, les goûts se sont progressivement tournés vers les boissons amères : vermouths, apéritifs amers et amaro, et le rosolio a peu à peu perdu de son importance et disparu des bars. C’est cette catégorie presque oubliée qui, des décennies plus tard, a inspiré la création d’Italicus.


Comment le rosolio est devenu Italicus

En 2016, Giuseppe Gallo, mixologue italien de renom, a fait revivre la tradition presque oubliée du rosolio. Pendant un an, il a expérimenté avec des ingrédients typiquement italiens, s’inspirant de recettes anciennes pour créer une interprétation moderne de cette boisson historique et en faire un ingrédient à part entière pour les cocktails. Le 1er septembre 2016, son Italicus Rosolio di Bergamotto a été lancé pour la première fois sur le marché international, ciblant Londres, Milan et New York, marchés clés de la culture cocktail contemporaine.


La bergamote – Ingrédient principal d’Italicus

La bergamote de Calabre (Citrus bergamia), bénéficiant d’une indication géographique protégée (IGP), est l’ingrédient principal d’Italicus, lui conférant un caractère reconnaissable, alliant des arômes d’agrumes, floraux, amers et légèrement fumés, typiques de la bergamote.
Ce bouquet est complété par des plantes et des agrumes provenant de différentes régions d’Italie :

  • Citron de Sicile ;
  • Camomille ;
  • Lavande ;
  • Gentiane ;
  • Rose jaune ;
  • Mélisse.

Avec un degré d’alcool modéré de 20 %, l’arôme distinct d’agrumes de la bergamote et une légère note florale font d’Italicus un co ;posqnt pour les cocktails rafraîchissant pour l’été.


Une technique de production complexe

Le caractère subtil et élégant d’Italicus est obtenu grâce à l’utilisation de différentes techniques pour ses divers ingrédients, qui sont ensuite assemblés en un bouquet harmonieux. Pour la bergamote et le citron, la méthode traditionnelle de la sfumatura est employée, permettant d’extraire les huiles essentielles du zeste. Les composants floraux et herbacés subissent une macération séparée. L’assemblage qui s’ensuit produit une liqueur qui allie des notes d’agrumes à des arômes de fleurs, d’herbes et une légère amertume.


Le concept de cette boisson fait écho à l’Italie

La forme côtelée distinctive de la bouteille est saisissante – elle rappelle l’architecture antique et les colonnes des temples romains, soulignant le lien de la marque avec l’histoire italienne, tandis que sa couleur azur évoque la mer Méditerranée.
Italicus est un mot latin signifiant « italique », « relatif à l’Italie », et le mot lui-même, bien sûr, rappelle le nom du pays, Italia.

Ainsi, Italicus allie les traditions italiennes ancestrales à la modernité, devenant le concept d’une marque qui est bien plus qu’une simple liqueur d’agrumes. Chaque mot de son nom a une signification :

  • italicus – fait référence à l’Italie
  • rosolio – désigne la boisson traditionnelle remise au goût du jour par le créateur d’Italicus
  • di Bergamotto – fait référence à l’ingrédient principal de la liqueur

D’une boisson oubliée aux cocktails modernes

Sur son site web, Italicus propose des recettes de cocktails originaux, dont le plus célèbre est l’Italicus Spritz.
La recette classique associe l’Italicus au Prosecco de façon traditionnelle. La proportion classique (1 dose de Prosecco, 2 doses de liqueur et 1 dose de soda), des glaçons et une garniture de trois olives vertes.
L’Italicus Spritz est devenu l’un des moyens de faire découvrir au grand public une nouvelle version du rosolio italien, une variante de ce cocktail populaire.
Contrairement à l’Aperol ou au Campari Spritz, l’Italicus offre un bouauet totalement différent. Au lieu de l’amertume de l’orange ou des herbes, ce sont les notes de bergamote, d’agrumes, florales et herbacées qui dominent, tandis que l’amertume elle-même est à peine perceptible.

Ce spritz plus aérien se marie parfaitement avec :

  • des olives vertes ;
  • des antipasti légers ;
  • des fromages frais ;
  • des fruits de mer ;
  • des plats aux notes d’agrumes ;
  • des desserts légers.

Pourquoi trois olives vertes ?

L’une des caractéristiques les plus reconnaissables des cocktails Italicus (et pas seulement de l’Italicus Spritz, comme vous pouvez le constater sur le site web du fabricant) est sa garniture traditionnelle de trois olives vertes. Les olives soulignent les origines italiennes de la boisson, son lien avec une longue tradition italienne, et créent un contraste avec l’arôme de bergamote : la salinité et la légère amertume des olives rehaussent le profil hespéridé et floral d’Italicus.


Pourquoi Italicus est-il intéressant d’un point de vue historique ?

L’histoire d’Italicus est intéressante car il ne s’agit pas d’une recréation d’une liqueur italienne oubliée, mais d’une réinterprétation moderne d’une catégorie de boissons quasiment disparue. Italicus combine plusieurs tendances historiques et modernes :

  • la tradition du rosolio italien ;
  • l’utilisation d’agrumes et d’ingrédients botaniques régionaux, caractéristiques de sa production ;
  • la culture de l’apéritif italien ;
  • l’industrie moderne du cocktail ;
  • l’intérêt pour les recettes historiques et la renaissance de catégories d’alcools oubliées.

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Les pelmeni font partie de ces plats souvent associés à la cuisine familiale, mais d’un point de vue gastronomique, ils soient bien plus intéressants. La pâte fine, d’un goüt neutre, les garnitures variées, les épices, la crème fraîche, le vinaigre, la sauce tomate ou le bouillon créent des combinaisons de saveurs très différentes et appellent des vins différents.
C’est pourquoi il est difficile de recommander un seul vin, voire une seule appellation, pour accompagner les pelmeni. Selon le type de viande et d’épices, les vins rouges ou rosés conviennent aux pelmeni à la viande, les vins blancs aux pelmeni aux champignons et au poisson, et même les vins effervescents aux garnitures plus riches comme le saumon ou le fromage. Cet article présente 8 recettes de pelmeni et des appellations de vins spécifiques qui vous aideront à choisir un vin non seulement « pour les pelmeni », mais aussi en fonction de la farce et du mode de service (avec bouillon, sauce, crème fraîche, etc.).


Comment choisir un vin pour ses pelmeni ?

Pour choisir un vin, tenez compte de quatre facteurs principaux :

  • la teneur en matières grasses de la farce : plus elle est élevée, plus l’acidité du vin est importante pour l’équilibrer ;
  • l’intensité de la saveur de la viande : l’agneau et le canard requièrent un vin plus expressif que le poulet, le veau ou le poisson blanc ;
  • les épices : le poivre, le cumin et les sauces piquantes s’accordent mieux avec des vins épicés ou fruités, peu tanniques ;
  • La sauce — crème fraîche, beurre, vinaigre et sauce tomate — peut complètement transformer le caractère d’un accord mets-vins.

Dans mon article sur les principes des accords mets et vins, je me concentre sur les interactions entre ces ingrédients, mais dans mon article sur l’accord entre vin rouge et viande rouge, je n’aborde pas les raisons de cette réussite.

Examinons chaque élément du service des pelmenis pour mieux comprendre le choix du vin pour ce plat réconfortant :

    • Farce :

    • La viande (bœuf et porc, bœuf et agneau) demandera, bien sûr, un vin rouge. Comme la saveur de cette garniture est assez prononcée (épicée, ou simplement poivrée), le vin doit présenter un profil organoleptique riche, au moins moyennement corsé, mais avec une teneur modérée en tanins. Une astringence faible, voire moyenne, permettra d’éviter une amertume désagréable, des tanins âpres et la sensation de brûlure de l’alcool au contact des épices.
    • Poisson (morue, sandre, saumon) : Les poissons blancs, à la saveur plus délicate et à faible teneur en matières grasses, s’accorderont bien avec un vin blanc léger et bien acide ; les poissons gras, quant à eux, se marieront mieux avec un vin légèrement plus corsé. Vous pouvez même envisager un vin mousseux, mais dans tous les cas, il est préférable d’éviter les Chardonnays assez denses et élevés en fût.
    • Poulet : Un vin blanc moyennement corsé convient également, suffisamment riche pour compléter la texture plus dense du poulet. < /li>
    • Sauce : Sa saveur douce et lactée, légèrement acidulée, appelle un vin fruité, pas tannique, d’une acidité comparable. Peut-être moins acidulé si le vin était servi sans crème fraîche (voir mon article sur les accords mets et vins pour une explication des interactions des protéines du lait).
  • Sauce tomate épicée : Pour accompagner des pelmeni farcis à la viande, choisissez un vin rouge à l’acidité marquée et peu tannique afin de compléter l’acidité des tomates sans accentuer l’acidité et l’effet de l’alcool.
  • Vinaigre : À mon avis, il est préférable d’éviter cet ingrédient lorsqu’on sert des pelmeni avec du vin. Un goût de vinaigre trop prononcé masquera les arômes du vin.

Principe clé : Tenez compte de tous les éléments de ce plat, en apparence simple mais en réalité complexe, afin qu’aucun ne prenne le dessus sur le vin.


Recettes de pelmenis et accords mets-vins

Nous allons maintenant citer les accords mets-vins pour les recettes de pelmenis les plus célèbres : les saveurs distinctives de ce plat et pourquoi elles s’accordent si bien avec ces vins.
Nous n’aborderons pas la recette de la pâte, car elle est généralement assez neutre, mais nous nous concentrerons sur les farces et les sauces.

1. Pelmenis sibériens classiques au bœuf et au porc

Cette recette utilise des quantités égales de bœuf et de porc pour la farce, ainsi que des oignons, du sel et du poivre noir. Ces deux viandes sont les ingrédients principaux qui donnent toute sa saveur à ce plat. Les pelmenis sibériens classiques peuvent être servis avec de la crème fraîche, du beurre ou, si vous préférez, une sauce tomate épicée.

Vins : Beaujolais-Villages Rouge, Bordeaux Rouge, Bourgogne Pinot Noir, Primitivo Puglia IGT

Ces trois accords seront harmonieux, grâce à la rondeur des cépages composants ces vins (Gamay pour le Beaujolais, principalement Merlot pour le Bordeaux, Pinot Noir pour la Bourgogne et Primitivo pour l’appellation éponyme des Pouilles). Ils présentent un caractère fruité riche (fruits rouges, cerises), une belle fraîcheur, des tanins souples et une acidité suffisante, sans notes boisées prononcées ni tannins de chêne. Ces vins n’altéreront pas la puissance, l’acidité ou l’intensité des viandes ; leur acidité rafraîchissante se mariera parfaitement avec la crème fraîche.

2. Pelmeni avec la farce à l’agneau, oignon et cumin

L’agneau appelle un vin plus expressif, surtout si la farce contient des épices (cumin, coriandre). Les autres ingrédients sont classiques : oignon, sel et poivre noir. Servez ces pelmenis avec une sauce légère et rafraîchissante à la crème fraîche et aux herbes, afin d’équilibrer les saveurs.

Vins : Crozes-Hermitage Rouge, Gigondas Rouge, Languedoc Rouge, Saperavi géorgien

Le premier vin est élaboré à partir de Syrah, le deuxième est un assemblage Grenache-Syrah-Mourvèdre, le troisième peut être issu du même assemblage ou d’un seul cépage, et le quatrième est généralement un Saperavi pur, vinifié de façon moderne ou traditionnelle (en qvevri). Les trois premiers vins s’accordent parfaitement avec l’agneau et les épices de la farce, grâce aux notes épicées de la Syrah, à la richesse du Grenache et à l’expressivité et la densité du Mourvèdre, qui apporte une saveur de viande ou fumée. Le quatrième vin (Saperavi géorgien) constitue un accord traditionnel et réussi, grâce à ses notes de fruits noirs, de poivre et d’épices.

3.Pelmeni avec la farce à l’agneau à la sauce tomate épicée

Cette recette est similaire à l’exemple précédent, mais l’accord mets-vins diffère en raison de la sauce épicée. La farce comprend de l’agneau, des oignons, du poivre noir et de la coriandre, tandis que la sauce est composée de tomates, d’ail, de piments et parfois d’adjika.

Vins : Côtes-du-Rhône Villages Rouge, Vacqueyras ou Gigondas, Bandol Rouge, Shiraz-Grenache-Mourvèdre australien

La saveur prononcée de l’agneau et le piquant de la sauce forment un ensemble savoureux et expressif. C’est pourquoi l’assemblage d’un Grenache fruité et rond et de la Syrah légèrement poivrée adoucit le piquant de la sauce tomate et apporte des nuances poivrées et épicées, tandis que la structure du Mourvèdre complète à merveille l’expressivité de l’agneau. Il est toutefois préférable d’opter pour des vins matures issus de ces appédacions ou des cuvées fruitées, car la densité et l’astringence de ces vins jeunes, ne s’accordent pas avec la sauce piquante.

4. Pelmeni de porc aux oignons caramélisés

Ici, la saveur est tout à fait différente : le gras du porc et la douceur des oignons (petite parenthèse : cette association est courante ; on peut citer comme exemples le foie gras et la confiture, ou le fromage et la confiture). Le vin doit être frais et acidulé, mais avec une structure suffisante. La recette prévoit du porc, des oignons sautés au beurre, du sel et du poivre noir.

Vins : Pinot Gris (Alsace), Gewürztraminer (Collio), Côtes de Roussillon (Grenache Blanc)

Dans ce cas, un vin blanc est préférable à un vin rouge, qui ne s’accorde pas bien avec la douceur des plats (ici, les oignons caramélisés). Cependant, le vin blanc ne doit être ni trop léger ni trop acide, comme un Sauvignon Blanc d’Entre-Deux-Mers ou un Riesling sec de Moselle. Le Pinot Gris d’Alsace ou du nord de l’Italie (Trentin-Haut-Adige ou Frioul) possède une texture ample et riche, idéale pour accompagner le porc, tout en conservant une belle acidité et même une légère douceur, grâce à ses arômes fruités plutôt qu’à un sucre résiduel. Les notes épicées de ces vins se marient à merveille avec les oignons caramélisés. Un Gewürzstraminer sec du Collio, dans le nord-est de l’Italie, présente également une texture ronde et des notes épicées expressives, avec des arômes de fruits tropicaux (litchi, rose et gingembre séché), ce qui en fait un excellent choix pour accompagner les oignons doux. Une interprétation moderne du Grenache blanc du Roussillon, dans le sud de la France, est un vin blanc sec assez corsé, doté d’une bonne acidité qui équilibre les saveurs de fruits sucrés (pêche, abricot et parfois fruits tropicaux) et qui s’accorde également très bien avec cette recette de pelmeni.

4. Pelmeni de poulet aux champignons sauvages

Cette recette comprend du blanc de poulet, des champignons sauvages (girolles, cèpes, mais on peut aussi utiliser des champignons de Paris), sautés avec des oignons au beurre, au poivre blanc, au thym et au sel. La sauce la plus harmonieuse est la crème fraîche ou une sauce au beurre.

Vins : Chardonnay de Bourgogne, Beaujolais blanc, Chardonnay de Californie

L’arôme légèrement sucré et caractéristique de fruits à noyau (pêche, abricot, parfois prune jaune), équilibré par l’acidité des agrumes et complété par des notes crémeuses, parfois vanillées (lorsqu’il est élevé en fût), fait que les vins de Chardonnay s’accordent bien avec la richesse du poulet, la saveur umami des champignons et l’onctuosité des sauces et de la crème fraîche. Les exemples de tels vins sont nombreux, car le Chardonnay est un cépage très polyvalent, qui s’exprime sous différents climats à travers le monde :

  • Bourgogne : Bourgogne Blanc, Monthélie, Meursault
  • Californie : Carneros, Sonoma, Napa
  • Languedoc : Limoux…

Le choix de Chardonnays est vaste, mais pour un plat comme des quenelles au poulet, aux champignons et à la crème fraîche ou à la crème aigre, un vin moyennement corsé, doté d’une bonne acidité et ayant subi un court élevage en fût lors de la fermentation malolactique, apportera des arômes légers, crémeux et de noisette.

5. Pelmeni aux pommes de terre et aux cèpes

Cette version de la recette remplace le poulet par des pommes de terre. Vous pouvez servir de la crème aigre, du beurre, ou même expérimenter avec une sauce au fromage ou du fromage râpé.

Vins : Sancerre Blanc, Mâcon Blanc, Graves Blanc

Le Sauvignon Blanc, cépage de base des vins de Sancerre dans la vallée de la Loire et des vins de Graves à Bordeaux, se caractérise par sa minéralité, son acidité et sa fraîcheur, qui contrastent agréablement avec la texture farineuse des pommes de terre et le caractère terreux des champignons. Ces vins possèdent également une richesse et une structure suffisantes pour s’accorder parfaitement avec le fromage ou la crème fraîche. Le Mâcon Blanc de Bourgogne est un Chardonnay moyennement corsé et fruité, polyvalent et facile à accorder avec les mets, ce qui en fait un excellent choix pour les amateurs de Chardonnay.

6. Pelmeni de sandre

La farce comprend :

  • Filet de sandre
  • Oignon
  • Beurre
  • Aneth
  • Poivre blanc
  • Sel

Ces pelmeni peuvent être servis avec de la crème fraîche ou du beurre, parsemés d’aneth.

Vins : Muscadet Sèvre-et-Maine Sur Lie, Bordeaux Blanc, Sancerre Blanc

L’accord avec ces vins (dans le premier cas, Melon de Bourgogne, dans le second, Sauvigon Blanc et Sémillon, et dans le troisième, Sauvigon Blanc) repose sur la fraîcheur. Leur acidité vive mettra en valeur le poisson et rafraîchira le palais après le beurre, tout en apportant une note crémeuse similaire.

7. Pelmenis au saumon, à l’aneth et au fromage frais

Cette recette de pelmenis, plus moderne que traditionnelle, mérite d’être essayée pour son caractère gastronomique. La farce se compose de saumon haché mélangé à du fromage frais, des herbes (aneth, ciboulette), du zeste de citron, du sel et du poivre blanc.

Le saumon, contrairement au sandre, est plus gras ; l’acidité du vin est donc primordiale pour un accord frais et harmonieux.

Vins : Champagne Brut, Chablis Premier Cru, Pouilly-Fumé, Crémant de Bourgogne

Cet accord est particulièrement réussi avec des vins effervescents bruts ou faiblement dosés (Champagne, Crémant, Prosecco). Leur acidité et leurs bulles contrebalancent le gras du saumon, et les notes briochées et crémeuses des vins effervescents vieillis se marient à merveille avec les pâtes et le fromage frais.
Si vous préférez les vins tranquilles, choisissez-en qui n’ont pas été élevés (ou très peu) en fûts de chêne, car ce processus ajoute des tanins qui ne s’accordent pas avec les poissons gras. Parmi les vins appropriés, citons le Chablis Premier Cru, le Pouilly-Fumé et le Muscadet.

Pourquoi le vin rouge n’est-il pas toujours le meilleur choix ?

Bien sûr, le vin rouge se marie à merveille avec une farce d’agneau épicée ou les traditionnels pelmenis sibériens. Cependant, si la farce est à base de viande blanche (poulet, porc), et surtout de poisson ou de champignons avec une sauce crémeuse ou du beurre, un vin rouge puissant et acidulé deviendra âpre et amer. Un vin rouge ne conviendra pas à :

  • poulet ;
  • poisson ;
  • crème fraîche ;
  • sauces crémeuses ;
  • champignons.

Les amateurs de vin rouge devraient privilégier un Pinot Noir ou un Gamay légers, plutôt qu’un Cabernet Sauvignon ou une Syrah puissants. Pour les quenelles de poisson, les quenelles aux champignons et les sauces crémeuses, le vin blanc est souvent préférable au vin rouge.

Meilleurs accords mets et vins avec les pelmeni

Si vous choisissez seulement cinq quenelles et sauces pour une dégustation de vins, vous pourriez composer un menu comme celui-ci :

  • pelmeni sibériennes + crème fraîche ou sauce tomate : Beaujolais-Villages. Un accord polyvalent.
  • pelmeni aux champignons et au poulet + crème fraîche : Bourgogne Chardonnay. Un parfait exemple de l’alliance des saveurs terreuses des champignons avec la fraîcheur et la texture du Chardonnay.
  • pelmeni d’agneau + crème fraîche ou sauce tomate : Crozes-Hermitage. Le côté épicé de la Syrah et l’arôme de l’agneau forment un accord naturel.
  • pelmeni de poisson + crème fraîche ou beurre : Muscadet Sèvre-et-Maine. Fraîcheur, minéralité et légère onctuosité.
  • pelmeni de saumon + crème fraîche ou beurre : Champagne Brut. Un service festif et harmonieux.

Conclusion

Les pelmeni méritent d’être considérées non seulement comme un plat simple et familial, mais aussi comme un élément intéressant pour les accords mets et vins.

Gamay fruité, Muscadet ou Sancerre minéral, Chardonnay légèrement crémeux de Bourgogne ou de Champagne – le choix du vin est dicté par le premier. Tout dépend de la farce, de la teneur en matières grasses, des épices et de la sauce.

C’est pourquoi il n’existe pas d’accord mets-vins universel pour les pelmeni. Cependant, de nombreuses combinaisons intéressantes sont possibles, chacune sublimant le plat à sa manière.

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Select Aperitivo : L’histoire du Spritz vénitien

Le Spritz, un cocktail très populaire, est souvent associé à l’Aperol. Pourtant, il est loin d’être la seule liqueur utilisée dans cette boisson estivale par excellence. En réalité, l’Aperol a même un rival qui convoite le titre de Spritz « classique ».
Ce rival est l’apéritif amer Select, plus sec et plus épicé que l’Aperol. Originaires de la même région, la Vénétie, et apparus à peu près à la même époque, il est tout à fait naturel qu’ils se disputent le titre de Spritz « authentique ».


Select est né à Venise en 1920

En 1920, les frères Mario et Vittorio Pilla créèrent un nouvel apéritif doux-amer nommé Select (du latin « selectus », signifiant « choisi » ou « sélectionné »). Ils fondèrent leur entreprise, Fratelli Pilla & C., dans le quartier historique de Castello à Venise. Contrairement à de nombreuses marques de cocktails modernes, Select fut conçu dès le départ pour le rituel de l’« aperitivo » en soirée : une boisson à savourer avant le repas, dans une ambiance conviviale.

Venise et la culture de l’« aperitivo »

Durant la première moitié du XXe siècle, l’aperitivo devint un élément incontournable de la culture vénitienne. Après le travail et avant le dîner, les Vénitiens se retrouvaient dans les bars pour se détendre et échanger sur les événements de la journée autour d’un verre de vin ou d’un apéritif. Select s’intégrait parfaitement à cette tradition vénitienne grâce à son amertume caractéristique, qui stimulait l’appétit, et à sa teneur en alcool relativement faible, ce qui en faisait un apéritif idéal plutôt qu’un digestif puissant. Ainsi, Select s’est progressivement intégré une tradition vénitienne.


Ingrédients et recette de Select : Genièvre et rhubarbe

Select est composé de 30 ingrédients, dont les principaux sont la racine de rhubarbe et les baies de genièvre. Ces ingrédients définissent le caractère de la boisson, que le fabricant décrit comme « floral, herbacé, citronné, balsamique et épicé ». La racine de rhubarbe confère à Select son amertume caractéristique et ses notes terreuses (ainsi que, très probablement, sa couleur rouge rubis éclatante aux reflets rosés), tandis que le genièvre y apporte des nuances résineuses, balsamiques et épicées. Les ingrédients subissent des processus de macération et de distillation séparés avant d’être assemblés dans des proportions précises pour créer le goût unique de Select. De ce fait, la saveur du Select diffère sensiblement de celle de l’Aperol, plus douce et dominée par les agrumes :

  • Une amertume prononcée mais équilibrée, contrebalancée par une douceur ;
  • Des notes herbacées et épicées ;
  • De subtiles nuances balsamiques ;
  • Un léger caractère d’agrumes qui rafraîchit le profil du Select sans ajouter de notes d’orange trop prononcées ;
  • Une finale plus sèche et plus complexe.

Pourquoi sert-on un Select Spritz avec une olive ?

La recette classique moderne est identique à celle de l’Aperol Spritz :
3 parts de Prosecco + 2 parts de Select + 1 part d’eau gazeuse

Le cocktail est également servi sur glace, mais au lieu d’une tranche d’orange, il est garni d’une olive verte. Visuellement, cela met en valeur l’identité vénitienne du cocktail, tout en y ajoutant des notes savoureuses, salées et umami qui se marient à merveille avec l’amertume et la complexité du Select.


Le Select et l’histoire du Spritz vénitien

Il est intéressant de noter que le Spritz est apparu avant le Select. Ses origines remontent à la période de domination autrichienne en Vénétie ; les soldats autrichiens, n’appréciant guère les vins italiens locaux, les diluaient avec de l’eau (pour en savoir plus sur l’histoire du Spritz, consultez l’article sur l’Aperol). Au XXe siècle, le Spritz a évolué pour devenir un cocktail composé de divers apéritifs amers, de Prosecco et d’eau gazeuse.
À Venise, et plus largement en Vénétie, le Select est devenu l’ingrédient principal du Spritz, et le cocktail a pris le nom de Spritz vénitien.


Aperol ou Select ? Quel Spritz est le « vrai » ?

La popularité mondiale et la renommée de l’Aperol Spritz pourraient laisser croire qu’Aperol est le Spritz « original ». Ce n’est pas tout à fait le cas. Bien que les deux boissons aient été créées à un an d’intervalle dans des villes de la région de Vénétie (Aperol a été inventé à Padoue en 1919, tandis que Select est apparu à Venise en 1920), les deux marques ont ensuite suivi des chemins différents.
Aperol a développé un style plus citronné, sucré et léger, en phase avec la culture internationale moderne de l’apéritif et séduisant le goût de la majorité des consommateurs.
Select, en revanche, a conservé un lien plus étroit avec Venise et la tradition locale.
C’est précisément pourquoi, pour de nombreux Vénitiens, le Select Spritz reste bien plus qu’une simple alternative. Select s’inspire de l’Aperol Spritz, tout en affirmant ses propres traditions uniques.


L’histoire de la production industrielle de Select

Avec son expansion, la production de Select s’est installée dans la zone industrielle de Porto Marghera à Venise, une région fortement endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale. La production a ensuite été transférée sur l’île de Murano, célèbre pour son artisanat du verre, et l’entreprise a continué de se développer au-delà de Venise. Pourtant, la marque n’a jamais rompu ses liens avec sa ville natale.
En 2020, Select a célébré son centenaire, une occasion qui a permis de réaffirmer son attachement à Venise. En 2023, Ca’ Select, un espace dédié à l’histoire de la marque, à sa production et à la culture du Spritz vénitien a ouvert ses portes dans la ville,. Après des décennies de développement en dehors du centre historique, Select a retrouvé ses racines.


Select, Aperol et Campari : trois personnalités distinctes

Bien que ces trois boissons appartiennent à la catégorie des apéritifs amers italiens, leurs profils aromatiques diffèrent sensiblement.
Select :

  • Origine :Venise
  • Caractère : Épicé, herbacé, moyennement sucré
  • Amertume : Moyenne/prononcée
  • Couleur : Rouge rubis
  • Spritz classique : Spritz sélectionné (Spritz vénitien)
  • Garniture : Olive

Aperol :

  • Origine :Padoue
  • Caractère : Doux, citronné, plus sucré
  • Amertume : Modérée
  • Couleur : Rouge-orange vif
  • Classique Spritz : Aperol Spritz
  • Garniture : Orange

Campari :

  • Origine : Novara et Milan
  • Caractère : Intense, amer, avec une légère douceur
  • Amertume : Élevée
  • Couleur : Rouge vif
  • Spritz classique : Campari Spritz
  • Garniture : Orange

Select se situe à mi-chemin : plus amer que l’Aperol mais plus doux que le Campari, ce qui lui confère une remarquable polyvalence et un charme naturel, aussi bien en apéritif qu’en cocktail.


Select Spritz : Recette et Accords

Comme pour les autres liqueurs, la formule du Select Spritz reste inchangée :

  • 90 ml de Prosecco
  • 60 ml de Select
  • 30 ml d’eau gazeuse
  • Glace
  • Olive verte

Les ingrédients sont mélangés dans un grand verre à vin ou un verre à Spritz rempli de glaçons. Traditionnellement, on garnit ce cocktail d’une olive verte, un choix à la fois esthétique et gustatif.
Grâce à son amertume caractéristique et à ses notes épicées, le Select Spritz se marie à merveille avec les amuse-bouche salés et savoureux.
Parmi les accords les plus réussis :

  • Cicchetti – amuse-bouche vénitiens traditionnels ;
  • Olives ;
  • Anchios ;
  • Fruits de mer panés ;
  • Prosciutto et autres charcuteries à la saveur umami prononcée ;
  • Fromages affinés ;
  • Bruschetta ;
  • Légumes marinés.

C’est là que le caractère culinaire de Select s’exprime pleinement : il ne s’agit pas simplement d’un cocktail rafraîchissant, mais d’une véritable expérience apéritive.


Select — Le Goût de Venise

Select n’est pas une simple liqueur rouge italienne.
Elle incarne une tradition vénitienne de l’apéritif qui s’est harmonieusement intégrée à la culture moderne du cocktail, tout en préservant son héritage et son lien avec Venise.
Prosecco, Select, soda et une olive verte : quatre ingrédients qui résument toute l’histoire de l’apéritif vénitien et offrent une version revisitée du célèbre cocktail italien : moins sucrée, mais plus amère, épicée et idéale pour accompagner les mets.

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Début des vendanges de cépages blancs à Bordeaux et en Champagne.

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Début des vendanges de cépages blancs à Bordeaux et en Champagne.

Aujourd’hui, 6 août 2026, la région bordelaise a battu un nouveau record de précocité pour le début des vendanges. Les raisins destinés aux vins blancs secs sont sur le point d’être récoltés, tandis que ceux destinés au Crémant de Bordeaux ont déjà été envoyés dans le cuvier. Selon le site vitisphere.com, les vignerons de Bordeaux Families ont même commencé à récolter le merlot rouge destiné au Crémant, celui-ci ayant atteint un potentiel alcoolique de 9 %. En Champagne, où le début des vendanges est fixé par le Comité Interprofessionnel du Vin de Champagne, la date a été avancée du 15 au 12 août. Dans certaines régions, les vignerons ont obtenu une autorisation exceptionnelle pour récolter le chardonnay, qui a rapidement atteint un taux de sucre équivalent à 11 % d’alcool potentiel en quelques jours seulement. Les conditions climatiques exceptionnellement chaudes et sèches de 2026 ont avancé le début des vendanges à Bordeaux et en Champagne. Rappelons toutefois quand et comment elles se déroulent habituellement.

Les premiers à entamer les vendanges à Bordeaux sont généralement les domaines produisant des vins blancs secs et des vins effervescents appelés crémants. Le sauvignon blanc, le sémillon, la muscadelle et parfois le sauvignon gris permettent d’élaborer des vins secs et frais ainsi que les célèbres vins liquoreux de la région. Cependant, vers la mi-août, les toutes premières baies sont destinées aux crémants et aux vins blancs secs. Il existe deux méthodes pour déterminer le début des vendanges : la méthode traditionnelle, empirique, qui se base sur le début de la floraison ou le début de la véraison, et la méthode moderne, scientifique, qui utilise l’analyse chimique et la dégustation des baies sur pied. Les raisins ne sont récoltés que lorsque les baies ont atteint l’équilibre optimal entre sucres, acidité et composés aromatiques. Pour les vins blancs secs, il est particulièrement important de préserver leur fraîcheur naturelle et leur vive acidité ; le moment des vendanges est donc calculé avec une grande précision. Avant les vendanges, les vignerons analysent régulièrement, quotidiennement, voire plusieurs fois par jour, les baies : ils mesurent la teneur en sucre et l’acidité, goûtent les raisins directement sur la vigne et suivent de près les prévisions météorologiques. La décision de commencer les vendanges est parfois prise en quelques heures seulement, car par fortes chaleurs persistantes, les raisins, surtout les blancs, perdent très rapidement leur acidité. De plus, les vendanges doivent impérativement avoir lieu par temps sec afin d’éviter le développement de champignons sur les baies presque mûres. C’est durant ces quelques jours que se forge le futur style du vin blanc : sa fraîcheur, sa minéralité, son profil aromatique et son potentiel de garde. La qualité des vendanges commence non pas au chai, mais à la vigne, avec un timing parfait.

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La France reporte les premières estimations des vendanges 2026 : pourquoi les vignerons hésitent à faire des prévisions

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La France reporte les premières estimations des vendanges 2026 : pourquoi les vignerons hésitent à faire des prévisions

Le Ministère de l’Agriculture en France publie généralement ses premières estimations officielles des vendanges à venir début août, autour du 7. À ce moment-là, lorsque les raisins sont déjà en pleine maturation, on peut se faire une idée du rendement et du volume de production de vin attendu pour le millésime. Cependant, l’année 2026 a été marquée par des conditions atypiques, voire extrêmes : une chaleur prolongée (avec des températures dépassant parfois les 40 °C) et une sécheresse persistante. Ces facteurs affectent non seulement le volume, mais aussi la maturation des raisins. Le ministère a donc reporté les premières estimations des vendanges d’un mois, jusqu’à début septembre.

Pourquoi les estimations des vendanges ont-elles été reportées ?

L’été 2026 a été un des plus chauds et des plus secs de ces dernières décennies, avec des précipitations inférieures aux normales de 70 % et des records de température. Le début de la saison viticole s’annonçait pourtant prometteur : l’hiver avait permis la reconstitution des réserves d’eau souterraines, dont les vignes profitent lors de la saison de croissance, il n’y a pas eu de fortes gelées et la floraison s’était déroulée dans des conditions favorables.
Malgré ce début de saison encourageant, qui avait assuré la floraison et la nouaison, et qui constituait une première étape d’un millésime réussi, les vignerons ne pouvaient pas encore baisser la garde.
L’été caniculaire qui a suivi, avec des températures supérieures à la moyenne, des vagues de chaleur et une manque de précipitations, a changé la donne. Le stress hydrique, qui s’était installé dans de nombreuses régions de France, et l’épuisement rapide des réserves d’eau souterraines contraignirent les vignes à se concentrer sur leur propre survie plutôt que sur l’augmentation du volume et la maturation des baies. A cause de cela, les grappes et les baies grossissaient plus lentement, les vignes utilisant l’eau disponible pour survivre, et la maturation était ralentie, voire stoppée. Par ailleurs, la météo pouvait être instable en août et en septembre. Par conséquent, les prévisions initiales pour les vendanges 2026 pourraient s’avérer inexactes, et les experts du secteur ont décidé de les reporter à une date plus proche du début potentiel des vendanges.

Un soleil généreux qui brille sur le vignoble bordelais

La principale incertitude réside dans les conditions météorologiques du mois d’août.

C’est précisément l’incertitude des conditions météorologiques durant le dernier (ou l’avant-dernier) mois, crucial, avant les vendanges, qui a contraint les experts à reporter leurs prévisions.
Les semaines à venir sont déterminantes, car leurs conditions météorologiques influencent non seulement le volume, mais aussi la maturité technique et phénolique des raisins. Si ces conditions se normalisent dans la plupart des régions (avec une augmentation des précipitations et des températures nocturnes relativement fraîches), les vignes pourront compenser partiellement le stress hydrique, maintenir l’acidité des baies et poursuivre leur maturation de façon plus ou moins homogène.
En cas de nouvelle période de chaleur et de sécheresse, le volume potentiel de la récolte continuera de diminuer et le processus de maturation ralentira à nouveau. De plus, un tel scénario serait dangereux pour la survie des jeunes vignes sur des sols bien drainés, en raison d’une humidité insuffisante.
Il est important de noter que l’instabilité climatique de ces dernières années peut entraîner non seulement des sécheresses, mais aussi des pluies torrentielles, parfois juste avant les vendanges. Ceci poserait un autre problème : les baies gonfleraient, mais les vignes n’auraient pas le temps de développer suffisamment de composés aromatiques et de faire mûrir suffisament les baies plus grosses. De ce fait, les futurs vins pourraient paraître « dilués » ou « pas mûrs ».
Tous ces facteurs, susceptibles de se manifester dans les semaines à venir, pourraient impacter la quantité et la qualité de la récolte, ainsi que son calendrier, rendant ainsi les premières estimations du millésime 2026 beaucoup plus difficiles à réaliser dans la période habituelle.

Les baies sèches sur les grapes

Que peut-on dire de la qualité du millésime 2026 ?

Une récolte réduite n’implique pas nécessairement une baisse de la qualité des vins futurs. Au contraire, un temps chaud et sec a un effet bénéfique:

  • La propagation des maladies fongiques qui se développent en milieu humide est ralentie, voire stoppée.
  • Avec des techniques viticoles appropriées, les baies sont riches et présentent des tanins mûrs.

Cependant, si la chaleur persiste trop longtemps, elle comporte certains risques :

  • Diminution de la taille des baies ;
  • Diminution du volume de jus dans les baies (et parfois, elles se dessèchent directement sur la vigne) ;
  • Baisse plus rapide de l’acidité du raisin, notamment pour les cépages blancs ;
  • Modification du profil organoleptique du raisin : les arômes peuvent évoluer de fruits frais à des notes de fruits secs ou de confiture.
  • Accélération de l’accumulation de sucre, ce qui affecte l’équilibre du futur vin.

C’est pourquoi, à l’approche des vendanges, les vignerons suivent de près l’évolution des températures, les précipitations et les dates prévues.

Les vendanges restent précoces.

Une caractéristique non seulement du millésime 2026, mais aussi des dernières années en général, est le début précoce des vendanges. Dans les régions viticoles du sud de la France, elles ont déjà commencé (dans certains cas dès juillet), soit plusieurs semaines plus tôt que la moyenne de dernières décennies.
Les vagues de chaleur récurrentes ont modifié la dynamique de maturation des raisins. Afin de préserver la fraîcheur et l’acidité des baies, ainsi que le style recherché pour le futur vin, de nombreux vignerons optent pour des vendanges beaucoup plus précoces.

A quoi s’attendre des vins de Bordeaux en 2026 ?

À Bordeaux, les vignerons, prêts à entamer les vendanges d’un jour à l’autre, suivent de près les prévisions météorologiques et leur évolution.
Les cépages blancs de la région – Sauvignon Blanc, Sémillon, Muscadelle et Sauvignon Gris – sont très sensibles aux fortes chaleurs, qui affectent la préservation de l’acidité. Cette dernière est un élément crucial des vins blancs, déterminant leur qualité, leur fraîcheur et leur potentiel de garde. C’est pourquoi les vignerons s’efforcent de déterminer avec précision le moment optimal pour vendanger les raisins blancs, afin de maintenir le meilleur équilibre entre la maturité aromatique et l’acidité naturelle des baies.
Les raisins rouges, outre l’acidité, requièrent une pleine maturité phénolique de la peau et des pépins, qui sont responsables de la qualité des tanins. Leur cycle de maturation est plus long et elles sont moins sensibles aux températures élevées, mais les vignerons continueront de suivre de près leur évolution à l’approche du mois de septembre.

Conclusion : 2026 s’annonce comme l’un des millésimes les plus atypiques.

Le millésime 2026 confirme la tendance des dernières années : le climat devient plus imprévisible et constitue un facteur majeur d’incertitude pour la viticulture française.
Auparavant, dans des conditions climatiques plus stables, la première estimation des vendanges, début août, était considérée comme assez fiable. On pouvait même estimer, de manière empirique, que les vendanges avaient lieu environ 40 à 50 jours après le début de la maturation des baies (la « véraison », c’est-à-dire lorsqu’elles commencent à changer de couleur du vert immature). Aujourd’hui, le climat est plus imprévisible et les prévisions météorologiques moins précises. Les experts préfèrent donc reporter les premières estimations, qui entraîneraient une prévision inexacte de l’offre et de la demande sur le marché du vin. Il est plus judicieux d’attendre la fin du mois d’août, crucial et décisif, pour estimer avec plus de précision la quantité et la qualité de la récolte.

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Campari : L’histoire du légendaire amaro italien

Poursuivant ma série sur l’emblématique cocktail estival Spritz, je ne peux pas ne pas parler de la liqueur Campari. Voici quelques faits intéressants :

  • Campari a été créé avent Aperol
  • La marque Aperol appartiennent au Campari Group
  • Campari est plus proche de la mixologie et des cocktails qu’Aperol, puisqu’il est l’ingrédient indispensable de classiques intemporels : le Negroni, l’Americano, le Boulevardier et, bien sûr, le Campari Spritz.

Alors, pourquoi Aperol est-il considéré comme l’un des apéritifs les plus populaires de notre époque ? En quoi Campari s’en distingue-t-il et mérite-t-il son titre de légendaire amaro italien ? Mon nouvel article explore son histoire, sa distribution et quelques détails de sa composition, restée, naturellement, secrète pendant plus de 160 ans.


La création de Campari

Campari a été créé en 1860 par le talentueux liquoriste italien Gaspare Campari. Après de nombreuses années d’expérimentation avec des infusions d’herbes, de fruits et d’épices, inspirées par les amers hollandais, il créa une boisson à l’équilibre unique entre amertume, douceur et notes d’agrumes.
Le Campari fut initialement produit à Novara, dans le Piémont, où Gaspare Campari travaillait à l’élaboration de liqueurs en collaboration avec le chef pâtissier Teofilo Barla et le liquoriste Giacomo Bass. C’est à Novara, au restaurant local « Caffè dell’Amicizia », que la nouvelle boisson fut dégustée pour la première fois. Gaspare s’installa ensuite à Milan, où, en 1867, il ouvrit le célèbre Caffè Campari dans la nouvelle Galleria Vittorio Emanuele II, à proximité du Duomo. C’est là que le nouvel amaro devint rapidement la boisson préférée des Milanais, notamment des artistes et des personnalités créatives.
Aujourd’hui, le Campari est utilisé dans la préparation de nombreux cocktails classiques : Americano, Negroni, Milano Torino, Garibaldi, Boulevardier, Spritz… et est distribué dans plus de 190 pays.


La recette secrète

Comme pour l’Aperol, la recette du Campari est un secret bien gardé. Le nombre d’ingrédients n’est pas divulgué non plus, mais selon certaines sources, le Campari en contient une soixantaine, parmi lesquels :

  • oranges amères ;
  • herbes aromatiques ;
  • racines ;
  • épices ;
  • écorce d’arbre ;
  • agrumes.

C’est cette composition complexe qui confère au Campari son goût si particulier : une amertume intense, des notes d’agrumes, des touches d’herbes épicées et une longue finale sèche.


Comment le Campari obtient sa couleur rouge vif ?

Sa couleur rouge vif est devenue l’une des emblèmes de la marque. Initialement obtenue grâce à un colorant naturel, le carmin, le Campari est désormais produit exclusivement à partir de colorants alimentaires modernes depuis 2006, préservant ainsi sa couleur signature.


Comment le Campari est devenu une marque internationale

Après le décès de Gaspare Campari, son fils, Davide Campari, a repris le développement, la promotion et la publicité de l’entreprise. C’est lui qui a transformé l’entreprise familiale en une marque internationale. Davide Campari observait attentivement la clientèle de ses établissements, ainsi que le contexte socioculturel et les tendances de son époque, afin de concevoir la campagne publicitaire la plus efficace.
La première publicité Campari, un court article, a été publiée dans le journal Corriere della Sera le 7 janvier 1889. Des affiches ont suivi, puis, avec l’arrivée de la publicité télévisée, des spots publicitaires ont été diffusés dans l’émission Il Carosello, qui a été programmée pendant 20 ans (de 1957 à 1977). Campari a collaboré avec des artistes, des designers et des photographes de renom, faisant de la marque non seulement une boisson, mais aussi un élément de la culture artistique italienne du XXe siècle.

Au début du XXe siècle, de nouvelles unités de production ont ouvert leurs portes et les bouteilles de Campari ont commencé à être exportées d’abord en Europe, puis dans le monde entier.


Campari et la naissance des célèbres cocktails

La complexité et l’amertume caractéristique du Campari en font une base idéale pour les cocktails. Parmi les plus célèbres sont:

  • L’Americano, à base de Campari, de vermouth rouge doux et d’eau gazeuse.
  • Le Negroni, un grand classique mondial composé de Campari, de vermouth rouge et de gin.
  • Le Boulevardier, une version française du Negroni, utilisant du bourbon à la place du gin.
  • Et bien sûr, le Campari Spritz, préparé selon la recette classique : 3 parts de Prosecco, 2 parts de Campari et 1 part d’eau gazeuse. Comparé à l’Aperol Spritz, dont la popularité croissante a donné naissance à une version à base de Campari, ce cocktail est plus fort, plus amer et plus riche.


Campari aujourd’hui

Aujourd’hui, Campari est vendu dans plus de 190 pays et figure parmi les marques italiens les plus connues. Il fait partie du portefeuille du Groupe Campari, qui comprend des dizaines de marques renommées, dont le célèbre Aperol. Malgré son succès mondial, Campari a conservé son caractère distinctif : un caractère complexe et reconnaissable, avec une amertume unique qui ne peut être confondue avec aucune autre liqueur amère.


Faits-clé sur Campari

  • Campari a été créé en 1860, près de 60 ans avant l’Aperol.
  • La recette de ce cocktail est encore plus complexe que celle de l’Aperol et est restée un secret de fabrication depuis sa création.
  • Jusqu’en 2006, on utilisait du carmin naturel pour sa coloration.
  • Le Campari est un ingrédient incontournable de cocktails classiques tels que le Negroni, l’Americano et le Boulevardier.
  • Milan est considérée comme la capitale historique du Campari, de la culture de l’aperitivo italien.

Conclusion

Le Campari peut à juste titre être considéré comme l’un des symboles de la gastronomie italienne. Son amertume intense et son profil organoleptique complexe en ont fait la base d’apéritifs classiques et ont inspiré les barmans à travers le monde.

Si l’Aperol est apprécié pour sa légèreté et sa fraîcheur d’agrumes, le Campari est prisé pour sa profondeur aromatique, son amertume noble et sa richesse.

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Aperol : L’histoire de l’apéritif italien emblématique et la naissance de l’Aperol Spritz

Aperol est bien plus qu’une liqueur

L’Aperol, avec sa couleur orange éclatante, est bien plus qu’une liqueur italienne. Aujourd’hui, il est devenu quasiment synonyme du cocktail Spritz, de l’été et de la tradition italienne de l’apéritif.
Pourtant, l’histoire de l’Aperol a commencé bien avant que des millions de personnes ne commandent des Spritz dans les bars du monde entier.


Origines d’Aperol

La liqueur Aperol est originaire de Padoue, ville située en Vénétie, dans le nord de l’Italie. Au début du XXe siècle, les frères Luigi et Silvio Barbieri travaillaient dans la distillerie de leur père, Giuseppe Barbieri, et se sont donné pour mission de créer un apéritif moderne, plus léger que la plupart d’amaro italiens existants et plus agréable à déguster lors des soirées d’été.
En 1912, ils commencèrent à expérimenter avec des ingrédients et des techniques, et sept ans plus tard, en 1919, une boisson nouvelle, voire novatrice, vit le jour : l’Aperol.
Son nom, dérivé du mot français « apéritif » (il est fort probable que les frères Barbieri se soient inspirés de leurs voyages en France), soulignait la légèreté de la boisson et sa vocation à ouvrir l’appétit avant le repas, plutôt qu’à être servie à la fin, comme c’est le cas pour d’autres liqueurs fortes et d’amaro.


Pourquoi l’Aperol était-il immédiatement si spécial ?

L’Aperol se distinguait de la plupart des amers italiens du début du XXe siècle par les caractéristiques suivantes :

  • Un degré d’alcool de seulement 11 %, ce qui le rendait idéal pour un apéritif en journée ;
  • Une couleur orange vif ;
  • Un arôme d’agrumes prononcé ;
  • Une agréable amertume;
  • Un goût agréable et accessible.

Après la Première Guerre mondiale, l’Aperol a rapidement gagné en popularité, d’abord à Padoue, puis dans toute la région de Vénétie. Dès les années 1920 et 1930, on le trouvait dans pratiquement tous les bars du nord de l’Italie.


Sa composition exacte est restée secrète pendant plus d’un siècle. On sait cependant qu’il contient plus de 30 ingrédients, dont :

  • Oranges douces et amères ;
  • Rhubarbe ;
  • Gentiane ;
  • Diverses herbes aromatiques ;
  • Plantes aromatiques et épices.

C’est l’harmonieuse combinaison de la douceur des agrumes et de la délicate amertume des herbes qui a fait de l’Aperol une boisson plaisante, qui a rapidement conquis le cœur des consommateurs.


L’histoire du Spritz a commencé avant l’Aperol

L’Aperol Spritz n’est pas un cocktail indépendant apparu au XXe siècle, contrairement à une théorie repandue. À l’origine, le Spritz n’avait aucun lien avec le Prosecco, l’Aperol ou toute autre liqueur qui constitue aujourd’hui la base de ce cocktail.
Après la retraite des armées napoléoniennes au début du XIXe siècle, la Vénétie, région italienne, passa sous le contrôle de l’Empire austro-hongrois, sous influence autrichienne. Les soldats et fonctionnaires autrichiens installés en Vénétie n’appréciaient pas les vins locaux, les jugeant trop riches et forts. Ils les diluèrent donc avec un peu d’eau, donnant à cette boisson le nom de « ein Spritzer », dérivé du verbe allemand « spritzen », qui signifie « asperger ».
C’est ainsi que naquit le Spritz, un vin dilué avec de l’eau. Plus tard, l’eau plate fut remplacée par de l’eau gazeuse, puis par des vins effervescents, principalement le Prosecco.
Le Spritz évolua alors progressivement pour devenir un cocktail, voire toute une famille de cocktails.

________________________________________
La création de l’Aperol Spritz

L’Aperol existait déjà depuis plusieurs décennies avant de devenir la base du célèbre cocktail.
Ce n’est que dans les années 1950 que la recette classique de l’Aperol Spritz a été inventée, associant trois ingrédients :
• L’Aperol, qui remplaçait le vin et s’avérait parfaitement adapté grâce à sa faible teneur en alcool ;
• Le Prosecco ;
• L’eau gazeuse.

Les premières campagnes publicitaires d’envergure de la marque ont débuté dans les années 1950 et 1960, notamment les spots télévisés « Il Carosello », mettant en scène des acteurs italiens célèbres. C’est cette recette qui a fait la renommée mondiale de l’Aperol, en particulier après les campagnes publicitaires internationales des années 1980.


Pourquoi l’Aperol Spritz est devenu un phénomène mondial

L’Aperol a rapidement conquis le cœur des Italiens, mais sa reconnaissance internationale a commencé en 2003, lorsque la marque Aperol a rejoint le groupe Campari. L’entreprise a lancé une importante campagne de promotion internationale :

  • développement de la culture de l’apéritif ;
  • campagnes publicitaires mondiales ;
  • collaborations avec des restaurants et des bars ;
  • promotion du style de vie italien.

En 2006, Aperol et sa culture de l’apéritif ont conquis le marché américain, et l’Aperol Spritz, cocktail régional de Vénétie, est devenu l’un des apéritifs les plus célèbres au monde.


Recette classique de l’Aperol Spritz

La formule officielle est extrêmement simple et connue sous le nom de règle du 3-2-1 :

  • 3 parts de Prosecco DOC
  • 2 parts d’Aperol
  • 1 part de soda

Le cocktail se prépare directement dans un grand verre à vin rempli de glaçons et est decoré d’un quartier d’orange. Cette proportion crée uneboisson légère, rafraîchissante et bien équilibrée.


Que boire avec un Aperol Spritz ?

L’Aperol Spritz est avant tout un apéritif, qui peut être servi avec des petites entrées ou des grignotages:

  • olives vertes ;
  • prosciutto (et autres charcuteries : jambon, coppa, etc.) ;
  • bruschetta garnie (tomates, pesto, basilic frais, stracciatella) ;
  • fruits de mer ;
  • crevettes frites ;
  • calamars frits;
  • burrata ;
  • mozzarella ;
  • cacahuètes salées ;
  • chips ;
  • cicchetti (petits amuse-bouches vénitiens).

L’amertume modérée de l’Aperol stimule l’appétit et fait de ce cocktail une entrée idéale.


Qu’est-ce qu’il faut savoir sur l’Aperol

  • Sept années de développement ont été nécessaires pour créer l’Aperol. La recette, qui contient plus de 30 ingrédients, est restée secrète depuis sa création.
  • Le degré d’alcool de l’Aperol n’est que de 11 %, nettement inférieur à celui de la plupart d’ amaro classiques.
  • L’Aperol Spritz est apparu plusieurs décennies après la création de la liqueur.
  • Le cocktail Aperol Spritz a acquis une renommée mondiale grâce à la stratégie marketing internationale du groupe Campari après l’acquisition de la marque en 2003.

Conclusion

L’histoire de l’Aperol est a marqué l’ensemble du secteur des boissons alcoolisées. Créée à Padoue en 1919 par les frères Barbieri, cette liqueur a non seulement révolutionné les amaros traditionnels, mais a également donné naissance à toute une catégorie de cocktails et est devenue une ambassadrice mondiale de la culture de l’apéritif.
Aujourd’hui, l’Aperol Spritz, pétillant et d’une couleur rouge orangée, est devenu un symbole des vacances, de l’été et des soirées en terrasse.

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Le vin rouge et le fromage ce n'est pas le meilleur choix.

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Vin rouge et viande rouge : pourquoi cette association fonctionne

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Le vin rouge et le fromage ce n’est pas le meilleur choix.

Lorsqu’il s’agit de choisir un accompagnement pour le vin rouge, la réponse « fromage » paraît évident. Mais en réalité, c’est plus complexe.
L’association traditionnelle du vin rouge et du fromage remonte à des siècles, mais elle ne reposait pas initialement sur des considérations gastronomiques. Selon une théorie, les bergers et les paysans emportaient aux champs des aliments simples — comme du pain, du fromage et de la viande séchée — accompagnés de vin rouge dilué avec de l’eau, car le vin était plus sûr à boire que l’eau provenant de sources naturelles. Cette dilution réduisait la teneur en tanins et attenuait les saveurs du vin, évitant ainsi toute interaction désagréable avec les aliments (et, bien entendu, personne ne se préoccupait alors des accords mets-vins).
Les vins rouges modernes sont très différents. Premièrement, personne ne penserait aujourd’hui à les diluer avec de l’eau. Deuxièmement, grâce aux progrès de la viticulture et de la vinification, les profils aromatiques et la concentration des vins se sont beaucoup améliorés.
Alors, pourquoi le vin rouge ne s’accorde-t-il pas aussi bien avec le fromage que la tradition le laisse croire ? Voici l’explication scientifique.

Des protéines inadaptées

Un article précédent consacré à l’accord entre vin rouge et viande rouge expliquait d’un point de vue chimique pourquoi cette combinaison fonctionne: grâce à l’interaction harmonieuse entre les tanins du vin et les protéines de la viande. Toutefois, le fromage contient lui aussi des protéines ; alors pourquoi le vin rouge laisse-t-il souvent un arrière-goût désagréable lorsqu’il est consommé avec du fromage ?
Les tannins se lient facilement avec les protéines. Ils peuvent former des liaisons hydrogène et établir des interactions hydrophobes — des liaisons moléculaires qui évitent le contact avec l’eau.
La caséine, la protéine du lait présente dans le fromage, est très sensible aux tannins ; elle peut donc interagir avec eux de diverses manières et former rapidement de grands complexes moléculaires. Cela altère la saveur des deux produits :

  • L’astringence du vin s’intensifie, créant parfois une sensation de sécheresse.
  • Un arrière-goût métallique ou amer apparaît, masquant les agréables notes fruitées.
  • La texture du fromage devient gommeuse et pâteuse, ou, à l’inverse, crayeuse et poudreuse.

Par ailleurs, le fromage est souvent beaucoup plus gras que la viande, ce qui crée un déséquilibre gustatif : les matières grasses du fromage ont tendance à « enrober » les tanins, perturbant ainsi l’équilibre du vin. En revanche, la teneur en matières grasses de la viande n’altère pas l’interaction harmonieuse entre les tanins et les protéines.

Les pires accords vin rouge et fromage :

  • Les fromages à pâte molle et croûte fleurie (Brie, Camembert, Chaource, triple-crème) : outre la caséine et la forte teneur en matières grasses — particulièrement dans les variétés triple-crème —, les bactéries lactiques présentes sur la croûte interagissent défavorablement avec le vin rouge.
  • Les fromages à pâte molle et croûte lavée (Munster, Pont-l’Évêque, Époisses, ou fromages lavés à l’alcool comme des liqueurs ou du Calvados) : ici, la saveur propre du fromage (souvent très prononcée) et les notes caractéristiques de la croûte lavée accentuent des notes désagréables.
  • Les fromages frais aux saveurs neutres (Mozzarella, Burrata, Ricotta) : ces fromages ont un goût relativement neutre et une teneur en matières grasses inférieure à celle des fromages à pâte molle ; le vin risque donc davantage de masquer la saveur du fromage.
  • Les fromages de chèvre, en particulier ceux à croûte ferme (ex. : Crottin) ou ceux à texture crémeuse et forte teneur en matières grasses (ex. : Saint-Félicien ou Saint-Marcellin). L’effet sera similaire à celui observé avec un fromage à croûte fleurie, mais intensifié par la saveur caractéristique du chèvre.

L’accord avec un fromage bleu assez salé est également loin d’être idéal : si le sel a généralement un effet positif sur le vin (en savoir plus sur les interactions gustatives ici), la forte teneur en sel et l’intensité aromatique du bleu écraseront le bouquet fruité du vin.

Si vous préférez respecter la tradition

Si vous préférez le vin rouge au blanc, ou si vous souhaitez simplement suivre la tradition, voici quelques conseils pour réussir vos accords vin rouge et fromage :

  • Choisissez des vins peu tanniques, ou avec des tannins souples et veloutés.
  • Optez pour des vins jeunes, non élevés en fût, car le passage en barrique transmet également des tannins boisés au vin.
  • Évitez les vins rouges complexes et âgés (10, 15 ans et plus), car leurs saveurs délicates et nuancées seraient cachées par le goût du fromage. Des vins simples et jeunes, présentant une astringence à peine perceptible ou très légère, s’accorderont de manière bien plus harmonieuse.
  • Optez pour des fromages à pâte dure – y compris les variétés affinées – qui présentent une teneur en eau plus faible et une concentration en sel légèrement plus élevée (bien qu’inférieure à celle des fromages à pâte persillée).

Exemples de vins :

  • Beaujolais-Villages (Gamay) – un vin modérément tannique, savoureux, fruité et facile à boire
  • Bourgogne d’appellation communale (Pinot Noir) – des vins délicats aux notes de fruits frais, dotés d’une belle acidité et peu tanniques
  • Bordeaux d’appellation régionale (Merlot ou assemblages) – un vin rouge au profil plus léger, issu de cette région célèbre, qui ne nécessite pas un long vieillissement et s’apprécie dès sa jeunesse
  • Vins toscans IGT et Chianti Classico – des vins modérément tanniques, fruités et dotés d’une bonne acidité
  • Rioja jeune – fruité, facile à boire et modérément tannique

Exemples d’accords fromages et vins :

  • Manchego (Espagne) – un fromage à pâte dure au lait de brebis, qui peut être affiné ou non. Un Rioja jeune offre un accord harmonieux, typique du terroir.
  • Ossau-Iraty (France) – un fromage à pâte ferme au lait de brebis originaire du Pays basque, qui peu également être affiné ou non. Un Bordeaux rouge ou un Irouléguy rouge (appellation protégée pour les vins du Pays basque élaborés à partir de cépages bordelais) constituerait aussi un bon accord régional.
  • Cantal, Salers (France) – des fromages à pâte ferme pressée au lait de vache, originaires d’Auvergne. Je recommande un Pinot Noir local de l’appellation Côtes d’Auvergne.
  • Comté (France) – un fromage agréable aux notes fruitées et de noisette, originaire du Jura. La durée d’affinage pouvant varier de 6–9 mois à 36–40 mois, le choix du vin rouge doit dépendre de l’affinage du fromage. Associez un Comté jeune à un Bordeaux léger, un Beaujolais, ou un Pinot Noir ou Poulsard local, et optez pour des vins plus charpentés pour les versions affinées.
  • Pecorino (Italie) – un fromage italien au lait de brebis, jeune ou affiné. Il s’accorde bien avec les vins mentionnés précédemment ainsi qu’avec le Chianti Classico.
  • Parmesan (Italie) – l’un des fromages italiens les plus emblématiques ; il se marie bien avec le Lambrusco, un vin rouge pétillant issu de la même région d’origine : l’Émilie-Romagne.

Vous pourriez également ajouter à cette liste le Cheddar (à différents affinages), le Beaufort, le Gruyère et l’Emmental… Il existe une vaste gamme de fromages provenant de divers pays pouvant servir d’alternatives à ceux cités dans cet article (qui sont les plus célèbres), ainsi qu’une multitude de possibilités d’accords. Il ne vous reste plus qu’à expérimenter.

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Vin rouge et viande rouge : pourquoi cette association fonctionne

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Vin rouge et viande rouge : pourquoi cette association fonctionne

L’accord réussi entre vin rouge et viande rouge ne se résume pas à une simple question de couleur. Ce grand classique est prouvée scientifiquement. Voici pourquoi.

  • La combinaison des tannins du vin et des protéines de la viande. Les tanins et les protéines interagissent et se lient entre eux. Les tannins du vin proviennent de la peau de raisin, des pépins, des rafles et des fûts de chêne, tandis que les protéines se trouvent dans la salive. C’est pourquoi une gorgée de vin rouge tannique provoque une sensation de sécheresse dans la bouche. En revanche, lorsqu’on associe le vin à une viande rouge riche en protéines, les tanins se lient aux protéines de la viande, et non à celles de la salive. Le vin s’adoucit à mesure que l’effet astringent des tanins est neutralisé par les protéines de la viande, et la saveur riche de celle-ci devient plus légère et plus fraîche.

    C’est pourquoi un Cabernet Sauvignon ou un Malbec très tannique devient souple avec une entrecôte, mais peut paraître trop agressif seul.

  • L’effet neutralisant des tannins sur le gras de la viande. Selon la pièce, la viande rouge peut être assez grasse, ce qui peut lui donner un goût lourd. Les tannins décomposent le gras et purifient le palais, procurant une sensation de fraîcheur.
  • L’acidité rafraichissante du vin. Tout comme les tannins, l’acidité du vin rouge purifie le palais en décomposant le gras et les protéines.
  • Des notes aromatiques similaires. Selon le mode de cuisson, la viande peut avoir un goût saignant (surtout si elle est crue ou peu cuite), des notes fumées (grâce au barbecue), une touche rôtie, et des nuances poivrées ou herbacées si la viande est servie avec des épices ou marinée. Ces mêmes saveurs se retrouvent dans le vin, ce qui complète à merveille le profil aromatique de la viande.
  • L’équilibre entre la richesse du vin et celle du plat est essentiel. La viande rouge étant considérée comme un plat assez consistant, le vin doit être choisi en conséquence. Un vin corsé et acidulé s’accordera parfaitement avec la richesse de la viande rouge, tandis qu’un vin rouge ou blanc plus léger serait tout simplement masqué.

    Dans cet article, je propose des exemples d’accords réussis entre vins rouges et différents types de viande rouge, avec une explication détaillée des facteurs qui influencent ce choix. En conclusion, une règle générale se dégage : plus la viande est grasse (par exemple, du bœuf persillé, une entrecôte), plus le vin doit être riche et acidulé. Plus la viande est tendre (par exemple, un filet mignon, un filet), moins le vin doit être acidulé et léger.

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IGP Agenais: entre Bordeaux and Toulouse

Bordeaux est sans conteste l’appellation la plus célèbre du sud-ouest de la France et de la région Aquitaine. Cependant, d’autres appellations de la région produisent des vins issus des mêmes cépages que Bordeaux, de style similaire, mais moins connus, voire quasiment inconnus, hors du pays.

L’une d’elles est l’indication géographique protégée (IGP) Agenais, qui couvre seulement 84 hectares et est située dans le département du Lot-et-Garonne. Officiellement créée en 1982 (alors appelée Vin du Pays Agenais), cette appellation a obtenu le statut d’indication géographique protégée (IGP Agenais) en 2009.

Où se trouve-t-elle ?

Au sud-est de Bordeaux, à peu près à mi-chemin de Toulouse, elle est traversée par la Garonne et le Lot. Cependant, les raisins utilisés pour les vins doivent être cultivés dans le département.

Un peu d’histoire

Le vignoble du Lot-et-Garonne existe depuis le XVIIIe siècle. La vigne y a été plantée si rapidement qu’en 1747, le gouverneur de Bordeaux a interdit la création de nouveaux vignobles, qui avaient commencé à remplacer les cultures céréalières, par crainte de famine. Cependant, à la fin du XIXe siècle, le vignoble du département n’a pas échappé au sort des autres régions européennes et a été ravagé par le phylloxéra. Depuis le milieu du XXe siècle, le vignoble a connu un renouveau et a reçu l’appellation de Vin du Pays Agenais en 1982, puis l’appellation plus spécifique d’IGP Agenais en 2009.

Terroir IGP Agenais

Le climat est similaire au climat océanique de Bordeaux, mais avec une influence plus continentale. Le Lot-et-Garonne étant plus éloigné de l’océan Atlantique, les différences de température y sont plus marquées : les étés sont plus chauds et les hivers plus froids. Cependant, l’influence atlantique atténue quelque peu cette différence et apporte l’humidité nécessaire. Le Lot-et-Garonne étant plus proche de la Méditerranée, des masses d’air chaud y pénètrent en automne, favorisant la maturation des raisins. De par sa situation géographique, la région se trouve ainsi au carrefour des influences atlantiques et méditerranéennes.
Les sols y sont très variés et varient selon les zones. Au sud et à l’ouest de la Garonne, le sable prédomine ; au nord, le relief est vallonné avec des sols calcaires ; et le plateau entre Lot et Garonne est une mosaïque de sols différents.
En résumé : l’IGP Agenais est une mosaïque de microclimats différents, ce qui explique la diversité des styles de vins.

Cépages et vins

L’IGP Agenais produit principalement des vins rouges (67 %), suivis des rosés (22 %) et des blancs (11 %), pour un total de 4 105 hectolitres par an. L’IGP étant soumise à des critères moins stricts que l’AOC concernant le volume de production, les cépages et les techniques de production, outre les cépages bordelais les plus connus (Merlot rouge, Cabernet Sauvignon et Cabernet Franc, ainsi que Sémillon blanc, Sauvignon blanc et Muscadelle), elle autorise également le Gamay rouge (cépage du Beaujolais), l’Abouriu, l’Alicante Bouschet, ainsi que le Colombard blanc, le Chardonnay et l’Ugni blanc (pour n’en citer que quelques-uns).
Les vins peuvent être élevés en fût ou non, purement fruités, épicés, acides ou moelleux. Il est impossible de décrire le style en une seule phrase, car il dépend largement du goût et des envies du vigneron, qui n’est pas soumis aux règles strictes de l’AOC.

Côtes des Oliviers. Vin de Pays de l’Agenais 2017

Arôme : Doux, enveloppant et délicat, avec des notes fruitées expressives de fraise, de prune rouge fraîche et cuite, de cerise rouge mûre et de confiture de cerise. L’élevage en fût de chêne révèle des notes de fumée, de pain grillé, de bois, de cacao et de café.

Gustative : Fruité (fraise, cerise, prune et une pointe de confiture) avec des notes prononcées de chocolat noir, de cacao, de café et de poivre noir. Tanins fins et veloutés, acidité agréable et finale assez longue avec une pointe de pruneau et de poivre.

Impression générale et note qualitative : Un vin très agréable avec un rapport qualité-prix étonnamment bon.

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